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Cahiers d'histoire

Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 18:48

Lacostades vol. 4, no 2, juin 1993 (Rédacteur: M. Jean Lacoste)

 

Toponymes "lacostiens" au Québec

 

Dans de récents articles je vous avais indiqué, avec le concours de M. André Aubé, de quelques toponymes "lacostiens québécois. Comme je voulais en savoir davantage à leur sujet, j'ai écrit à la Commission de toponymie du Québec. Voici la réponse que j'ai reçue et que je vous reproduis in extenso.

 

 

Monsieur Jean Lacoste

Association des familles Lacoste inc.

 

Objet: Origine sur certains toponymes avec le spécifique Lacoste

 

Monsieur,

 

Mon collègue Jean-Yves Dugas, de la Commission de toponymie m'a transmis votre lettre du 5 janvier 1993 dans le but de vous fournir toute l'information sur les toponymes comportant le spécifique Lacoste.

 

1. Lacoste

Ce nom de hameau, dans la municipalité de Marchand, de la MRC d'Antoine-Labelle, a jadis identifié entre 1910 et 1965 un bureau de poste. La Commission de toponymie ne possède toutefois pas de données sur son origine.

 

2. Lacoste

Ce canton proclamé en 1965 se retrouve dans la MRC de Charlevoix-Est. Son nom commémore l'avocat et politicien sir Alexandre Lacoste (1842-1923), originaire de Boucherville. Admis au Barreau du Bas-Canada en 1863, il devient conseiller de la Reine en 1876. Docteur en droit en 1879, il enseignera à l'Université Laval, à Montréal. Par la suite, il sera conseilller législatif, puis sénateur  et en 1891, il deviendra juge en chef de la Cour du banc de la Reine de la province de Québec.

 

3. Lacoste, Lac

Ce lac est situé dans la municipalité de Saint-André-Avellin. La Commission de toponymie ne possède aucune information sur cet hydronyme (nom de lac) officialisé le 9 juillet 1981.

 

4. Lacoste, Lac

L'appellation de ce lac situé dans la MRC de Manicouagan (51 degrés 11 minutes et 68 degrés 46 minutes, carte 22 N/02, commémore le notaire Louis-René Lacoste (1823-1854, originaire de Boucherville. Son essai sur la jurisprudence a été admiré par les membres des professions libérales et notariales de la prvince de Québec. Ce toponyme a été accepté par la Commission vers 1960.

 

5. Lacoste, Lac

Ce toponyme officialisé dans le années 1960 évoque un ancien propriétaire décédé Roger Lacoste. Marc Lacoste demeura le propriétaire de plusieurs lots dans le secreur du lac d'où le nom retenu en fonction de l'usage local.

 

6. Lacoste, Lac

Ce nom a été relevé sur une ancienne carte d'une compagnie forestière de la région. Nous ignorons toutefois les motifs de son attribution. Cette mappe d'eau se retrouve dans la MRC du Fjord-du-Saguenay.

 

7. Lacoste, Ruisseau

Ce nom de cours d'eau a été attribué par le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation à une date inconnue. Le ruisseau Lacoste se situe dans la municipalité de Saint-Armand-Ouest, dans la MRC de Brome-Misssisquoi,

 

8. Lacoste, Ruisseau

Ce ruisseau sis dans la MRC de la Vallée-de-l'Or a ainsi été nommé par le Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation `s une date inconnue. Le nom évoque très certainement, comme pour le toponyme précédent une famille locale.

 

En espérant que le tout répndra à vos attentes, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes srntiments les meilleurs.

 

Jacques Fortin

Service de toponymie.

Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Cahiers d'histoire - Communauté : Généalogies du Québec
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 22:01

Mes Souvenirs

par

M. Philippe Lacoste

 

 

Un texte, tiré des Lacostades de 1992, qui me semble approprié pour le temps des Fêtes.

 

 

Je sui né le 22 août 1881 et baptisé le lendemain en la fête de saint Philippe Béniti, et c'est pour cette raison que je porte le prénom de Philippe. Mon parrain fut le révérend J.-P. Bélanger, curé de la paroisse, et ma marraine Catherine Lacoste, femme de Samuel Lacoste. Catherine Lacoste avait été élevée par mes parents. J'étais le plus jeune de la famille et, dans ce temps-là, on appelait celui-ci le gnochon. Comme vous voyez, j'ai commencé jeune à accepter les qualificatifs.

 

À ma naissance, ma mère fut déçue. Elle aurait aimé avoir une fille après son lot de garçons ! Mais ce fut encore un garçon, et le dernier; et je crois que c'est pour s'illusionner que ma mère me garda les cheveux longs et ma petite robe de velours rouge. Cette robe était un cadeau de mon parrain et je la portai jusqu'à l'âge de trois ans. Mais c'était aussi la mode dans ce temps-là.

 

capsule82.jpgLe temps de Fêtes, quand j'étais jeune, c'était merveilleux... Tout le monde allait à la messe de minuit et je trouvais cela bien beau quand je ne dormais pas. Le jour de Noël, après la messe, c'était la vente des bancs., ce qui amenait parfois des scènes cocasses car chaque famille tenait jalousement à acheter toujours le même banc.

 

Dans ce temps-là, le père Noël et Santa Claus limitaient leur commerce chez les Anglais et en ville. Ils n'étaient pas encore connus dans nos paroisses. Leur commerce et leur prestige ont bien augmenté depuis.  Et le jour de l'An, c'était encore plus merveilleux. Il fallait préparer le grand repas : couper la viande de lard avec une hache sur une bûche de bois pour les tourtières, la saucisse et le ragoût de boulettes. Tous les mois de décembre, mes parents préparaient un voyage pour le marché : beurre, oeufs, etc... Ils allaient vendre ces produits en sleigh sur le marché à Ottawa et ils en profitaient pour compléter leurs emplettes des fêtes.

 

Un jour, ma mère acheta un petit moulin pour hacher la viande. Ça c'était merveilleux !

 

Il y avait aussi la cuisson des beignes et mon père qui baptisait le whisky. Il faut dire ici que les liqueurs douces n'étaient pas connues et que la bière n'était pas en vogue dans le temps.

 

Mon oncle Jean Lacoste venait la veille au soir nous inviter pour aller déjeuner le jour de l'An au matin, et avant de se se coucher, on accrochait nos bas au montant de l'escalier pour que le petit Jésus y vienne déposer quelques friandises. On avait pratiqué la sagesse tout le mois de décembre pour cela. Il venait y mettre quelques bonbons, mais pas beaucoup. Voyez-vous, les moyens de transport n'étaient pas développés comme aujourd'hui. Cela faisait beaucoup de colis à poster, et il n'était pas riche le petit Jésus. Chose étonnante, on recevait parfois un beigne qui ressemblait beaucoup à ceux de ma mère, mais on le trouvait meilleur. Des cadeaux ! Le petit Jésus était trop pauvre pour cela ! Aujourd'hui le petit Jésus ne vient plus, le père Noël l'a remplacé, comme Eaton et Simpson ont remplacé le marchand du coin. Et le matin du jour de l'An, quelle joie de trouver ces quelques friandises dans nos bas ! Comme on était heureux !

 

On allait s'agenouiller avec respect aux pieds de son père pour lui demander sa bénédiction qu'il nous accordait avec grande ferveur car il était un ardent catholique. Et aujourd'hui encore, tous les ans, mes enfants viennent à leur tour s'agenouiller devant moi pour me demander ma bénédiction, et c'est avec une profonde émotion que je demande à la divine Providence, du plus profond de mon coeur, de les bénir et de les protéger. Ils en ont tant besoin aujourd'hui avec cette vague d'agnosticisme et de libre-pensée qui déferle sur la belle province.

 

dyn009.jpgIl fallait se lever de bon matin pour aller déjeuner chez mon oncle Jean et, avant la clarté, il fallait aller à la messe mais on trouvait étrange qu'il fit noir si longtemps le jour de l'An. Le soir, parents et amis venaient souper chez mon père. Heureuse jeunesse !

 

Tous les ans, au temps des Fêtes, mes parents allaient à Ottawa chez les parents de ma mère, en sleigh double, et ils nous amenaient avec eux. Je me rappelle des barrières à péage autour de la ville; en ce temps-là, la confection des chemins en pierre concassées était accordée à des sociétés privées qui étaient autorisées à charger un droit de péage sur ces chemins.

 

Je me rappelle aussi avoir vu les petits chars à chevaux. Ma grand-mère demeurait sur le chemin Héron près de la rue Banks, avec ma tante Justine et mon oncle David, deux célibataires. On allait aussi chez mon oncle Léandre à Osgoode et chez mon oncle Johnny à Lime's Bank.

 

Un automne, pour payer les études de Palma, ma mère vendit des lots qu'elle avait en ville et mes parents se rendirent à Ottawa par le train et m'amenèrent avec eux. Cette fois, je vis des tramways électriques et ce n'était pas rien car ça marchait tout seul. Je racontai tout cela à mes petits compagnons de classe.

 

Je commençai à aller à l,école à l'âge de six ans et j'eus pour maîtresse Nathalie Denis. J'étais très facile et, à la fin de l'année, je savais lire et écrire, pas à la perfection, mais certainement mieux qu'un certain notaire qui ne pouvait pas relire ses contrats ! À huit ans, j'eus pour maîtresse d'école Zéraphie Bertand. J'aimais l'école et j'apprenais bien car j'avais une bonne mémoire et il me suffisait de lire mes leçons deux fois pour les savoir par coeur.

 

Et je ferme cette page en ce 22e jour d'août 1668, le jour de mon 87e anniversaire. Je vous souhaite à tous: SANTÉ, BONHEUR, PROSPÉRITÉ, espérant qu'un jour on sera à nouveau réunis dans un monde meilleur.

 

Philippe Lacoste

St-André Avellin, le 22 août 1968

 

Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Cahiers d'histoire - Communauté : Généalogies du Québec
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 15:56

Mn_43.jpg

 

Mon ami, M. Jean-Pierre Pepin, a fait parvenir une copie de mon récent article sur le Petit-Bois, à M. Michel Pratt, historien et président de la Société historique du Marigot qui, dans un premier temps, répondit ceci : C'est à Varennes au chemin du Petit-Bois.

 

J'ai, ce matin même, envoyé un courriel à M. Pratt dont voici la copie:

 

En réponse d'un courriel que j'ai envoyé à mon ami Jean-Pierre Pepin à propos de mon ancêtre Alexandre Lacoste dit Languedoc qui a pris un bail au "Petit-Bois", vous donnez cette réponse :
 
C'est à Varennes au chemin du Petit-Bois.
 
Vous est-il possible de me donner plus de précisions sur la source sur laquelle vous fondez votre affirmation ?
 
L'Association des familles Lacoste se réunit le 25 avril prochain et j'aimerais bien pouvoir apporter des éclaircissements sur ce point en cette occasion.
 
À peine deux heures après cet envoi, je reçois la réponse de M. Pratt que je remercie de sa promptitude.
 
C'est relativement simple. La fille de Pierre Boucher, seigneur de Boucherville, avait reçu de son père les terres de ce qui allait devenir la seigneurie de Varennes. Il y avait dans cette seigneurie le secteur du Petit-Bois. Il y a encore un chemin portant ce nom à Varennes.

Pour la suite des choses, je vous recommande de contacter la nouvelle société d'histoire de Varennes pour plus de précision.

N.B. Il y a bien aussi un secteur appelé le Petit Bois. C'est l'ancienne paroisse de Saint-Josaphat dans ce qui était Ville LeMoyne aujourd'hui devenu Longueuil. Mais la famille des Boucher n'avait aucune terre dans ce secteur qui appartenait au seigneur Charles Le Moyne.

Michel Pratt
Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Cahiers d'histoire - Communauté : Généalogies du Québec
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 01:08

Dernièrement j'ai envoyé un courriel  à M. Jean Cournoyer, l'auteur du dictionnaire Le Petit Jean et du site La mémoire du Québec concernant le Petit-Bois.

 

Voici d'abord mon courriel, suivi de la réponse de M. cournoyer.

 

 

Bonjour Messieurs Cournoyer,
 
Je retrouve dans Le Petit Jean de 1993 la citation suivante sous la rubrique Lemoyne (ville) : Le toponyme a déjà été Petit-Bois.
 
Or, je retrouve ceci, à propos de mon ancêtre  dans le livre Premiers Longueuillois, de G.-Robert Gareau, Société d'histoire de Longueuil, 2007, p.48:
 
Le 17 mars 1691, Alexandre Lacoste dit Languedoc accepte un bail à ferme de 6 ans d'une terre sise au Petit-Bois, de Nöel Le Gardeur, époux de Madeleine Boucher, qui l'a reçue de son père, Pierre Boucher, seigneur de Boucherville. Elle fait partie de la ferme Ste-Anne de Grand-pré, de 3 arpents de front sur 2 lieues de profondeur (gr, Bourdon).
 
Auriez-vous l'amabilité de me donner la source de votre affirmation?  Il y a plusieurs versions qui circulent au sein de l'Association des familles Lacoste à ce sujet , Cela nous aiderait grandement,
 
Merci beaucoup.
 
Donald Lacoste
 
* * *
 
Merci M. Lacoste.
 
Désolé pour le délai de réponse.
 
Voici ce que me répond l'auteur.
 
Jean J.
___
 
La citation vient du Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec par Hormisdas Magnan publié en 1925 par L'Imprimerie d'Arthabaska.
 
Il s'agit de la description qu'il fait de la paroisse Saint-Josaphat.

La publication Noms et lieux du Québec de la Commission de toponymie n'a pas retenu cette affirmation de Magnan. 

Comme nous n'avons pas été en mesure de trouver une autre source pour étayer cette affirmation, l'édition de La Mémoire du Québec (2001) et celle que l'on trouve sur le site www.memoireduquebec.com ne la reproduisent pas non plus.

JC Sr
Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Cahiers d'histoire - Communauté : Généalogies du Québec
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 22:13

 

PIERRE LACOSTE

 

Mon père est né à Montébello le 6 janvier 1825 et à l'âge de 17 ans, il épousa Marie Turgeon. La même année (1842), avec son père et un bon grouppe de montébello, il vint prendre une terre dans le rang Saint-Louis. Comme tous les autres, il dut trimer dur pour défricher et subsister, cat ils n'avaient aucune aide, pas même pour l'ouverture des chemins. Il leur fallait tout faire à force de bras. Pour bâtir, ils durent scier leurs planches et madriers à bras avec une longue scie à dents spéciales pour scier le long du bois. Dans un pan de côté, ils bâtissaient un tréteau de 7 pieds de haut; ils appelaient ça un carré, et sur ce tétreau, ils plaçaient le billot qu'ils lignaient comme pour le bois carré; et avec un homme en haut et un autre en bas, ils sciaient en suivant la ligne. En 1852, des propagandistes aqméricains vinrent dans la région pour faire la propagande pour la colonisation de l'Illinois. C'était au temps de la poussée vers l'ouest des États-Unis. Avant l'entrée d'un nouvel état dans l'union, on faisait un référendum pour décider s'il serait esclavagiste  ou non-esclavagiste.

 

laboureur.jpg

 

Mon père vendit donc sa terre et, avec ses parents et un groupe de Saint-André-Avellin et de Montébello, il partit pour s'établir à Kankiki, dans l'Illinois, au sud de Chicago. Mon père  m'a raconté son voyage en bateau de Montréal à Détroit, et de Détroit à Chicago en chemin de fer.  Ce fut dans des wagons mixtes, si j'ose dire, voyageurs et marchandises; il fallait toute une journée, car c,était l'année de la complétion du système de voies ferrées à l'est de Chicago. Ils se dirigèrent ensuite vers Kankiki, situé au sud de Chicago. Le premier soir, ils couchèrent chez un nommé Le Vermitteur qui ne les encouragea pas beaucoup. Mon père s'engagea pour l'hiver chez un Américain dont je ne me souvient plus du nom. Il éplucha du blé d'inde tout l'hiver. Il n'aimait pas ce pays qui était en prairies sauvages et où les fièvres jaunes sévissait à l'année. Ils,en revint en 1853 et s'engagea en à ottawa chez Louis Lécuyer qui devint plus tard son beau-père. Quand il eut assez d'argent de gagné, il fit revenir ses parents. En 1855, Olivier Martel, à qui il avait vendu sa terre, n'ayant pu la payer, il reprit sa terre et mes grands-parents demeurèrent avec lui. Mon grand-père avait vendu sa terre à un dénommé Daoust. Mon père la lui racheta. Vers 1860, il fit bâtir une maison qui existe encore. Une maison de 24' par 30' avec un gros solage de 8', du côté du chemin. Cette maison était séparée en trois par des murs de pierres. Il y avait une cuisine de 12' par 15', du côté du chemin. une dépense au nord et une cave à l'est.

 

La suite du récit dans un prochain article.

 

Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Cahiers d'histoire - Communauté : Généalogies du Québec
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 23:07

Les mémoires d'un vieux radoteux (3)

par Philippe Lacoste

 

Cet accord dura jusqu'en 1850 lors de la demande de la Californie pour entrer  dans l'Union comme état libre car une partie du territoire de la Californie se trouvait au sud de la ligne 36 degrés 30 minutes. La lutte reprit de plus belle. Alors le congrès passa une autre loi par laquelle chaque état déciderait par référendum de son statut esclavagiste ou libre. La lutte continua entre le Nord et le Sud, ce qui aboutit à la guerre de Césession (1861-1865). Les états du Nord firent une forte propagande au Canada pour amener des colons non-esclavagistes. C'est cette propagande qui décida le groupe dont nous avons parlé dans l'article précédent à émigrer. Mais la plupart revinrent au Canada. Quelques uns y restèrent dont Étienne Racicot et Fabien Lacoste qui apostasièrent avec Chiniquy qui était leur curé. Mon grand-père revint au Canada en 1854 et alla demeurer avec son père qui, en 1855, avait repris sa terre. Il demeura avec son père le reste de sa vie. Mon grand-père passa une partie de l'hiver à battre le grain pour les voisins, battage au fléau et vannage au van pour le treizième minot. Il mourut le 8 juillet 1865 à l'âge de 71 ans et ma grand-kère le 14 décembre 1876, à l'âge de 82 ans. Ils reposent dans le cimetière de Saint-André-Avellin, près de l'église.

 

Le 22 octobre 1814,  mariage entre Charles Lacoste et Josephte Riendeau.

Pardevant les notaires de la ville et district de Montréal, Province du Bas-Canada, soussignées, furent présents Pierre lacoste demeurant dans la paroisse de Bouchervile stipulant pour Charles Lacoste son fils âgé de vingt ans à ce présent et consentant d'une part, et François Riendeau et Louise Brais son épouse de luy autorisée demeurant dans la dite paroisse de Boucherville stipulant pour leur fille Josephte Riendeau leur fille mineure âgée de vingt ans à ce présente et consentante d'autre part,

Lesquelles parties de l'avis et de l'agrément  de leurs parents et amis pour ce assemblés, savoir de la part du dit Charles Lacoste, de son père d'Angélique, Josephte et Marguerite Lacoste ses soeurs, d'Étienne et Charles Racicot sesw beaux-frères, de Joseph Carignan et Marguerite Aubertinj sa fme, ses oncle et tante Pierre Levasseur et Marie Chauvin sa fme, ses cousins et cousines, Clément Lacoste et aussi son cousin Mariane Chapron (sic) sa tante Jean-Ete Viger, Bonaventure Viger et Louise Levasseur sa fme, François Cerré et Ursule Brin sa fme, Jean-Baptiste Racicot, François Viger, Charlotte Roy Joseph Riendeau ses amis de Charles Boucher de Gros-Bois et Charlotte Normandin son épouse et amis,

Et de la part de la dite Josephte Riendeau de son père et mère, François et Joseph Riendeau ses frères, Geneviève Riendeau sa soeur ... Joseph Braie et Marguerite Adam sa fme, ses oncles et tante, Catherine Renaud sa belle-soeur, Joseph Nantel son oncle, Reinette Braie Archange Braie ses cousines Geneviève Normandin son amie ont fait et accordé entre elles les traités et conventions de mariage qui suivent:

C'est à savoir que le dit >Charles Lacoste et la dite Josephte Riendeau ont promis se prendre mutuellement pour légitimes époux au nom et lois du mariage pour iceluy faire céléébrer en face de notre mère la sainte Église sitôt qu'une des parties en requerra l'autre et qu'il sera avisé et délibéré entre eux parents et amis. Seront les dits futurs époux un sol commun en tous biens meubles et conquêtes immeubles qu'ils auront et feront ensemble durant et pendant le dit futur mariag aux us et coutumes anciennes suivies en ce pays suivant laquelle la dite communauté sera régie et gouvernée.

Encore qu'ils se sont ... leur demeure ou des acquisitions en pays et coutumes contraires auquelles ils ont expressément renoncé par les présentes. Ne seront néanmoins les dits futurs époux tenus dettesl'un et l'autre et crées avant le dit futur mariage mais si aucune se trouve elles seront payées et caquittées par celui ou celle qui les aura faites et créées et sur ses biens sans que l'autre en ses biens en soit aucunement saisi ni recherché. Le dit époux a doué et donné à la future épouse de la somme de six cents livres ou shillings de copper de douaire de préfix à payer à prendre sur le plus clair et appparence des biens du dit futur époux sitôt que douaire aura lieu sans être tenu d'en faire demande en justice. Lequel principal sera égal et réciproque en faveur des dits futurs époux de  la somme de trois cents livres ou shillings..... prendre en deniers comptant ou en meubles de la dite future communauté au choix du dit survivant suivant les pièces de l'inventaire hors part... Prendre en outre le dit survivant sa chambre et lit garni tels qu'ils se retrouveront pour lors les ensemble ses linges et hardes à son usage et pour la dite future épouse ses bagues et bijoux.

Advenant la dissolution de la dite future communauté soit par mort ou autrement sera loisible à la dite future épouse et ses enfants qui naîtront du dit futur mariage de l'accepter ou renoncer et en cas de renonciation remporter franchement et quittement tout ce qui justifie y  avoir apporté et tout ce qui lui sera échu et advenu pendant icelle soit par succession dons donations legs ou autrement ses douaires et principal tel que dessus sans être tenu d'aucune dette ni hypothèque de la dite future communauté.

>Encore qu'elle y eut parlé(?) obligé ou y soit condamné dont elle sera indemnisé par le dit futur époux et sur ses biens pour laquelle indemnité et autres conventions du présent futur époux elle aura son hypoth`que dès ce jour. Se prenant les dits futurs époux avec leurs biens et droits sans plus ample désignation. En faveur du dit futur mariage le dit Pierre Lacoste tant en son nom qu'au nom de Françoise Aubertin sa femme par laquelle il promet de faire agréer les présentes... & a promis donner au dit Charles Lacoste son fils en avancement de hoir et dont sera tenu faire rapport ;a leur succession future savoir un cheval avec le harnais une carile une marmite six cuillers d'étain six fourchettes d'acier six assiettes de grey plus un cochon de dix-huit mois, le tout livrable sitôt après la célébration du dit futur mariage, excepté le cochon qui ne sera livrable qu'à la St_micjel de l'année prochaine. Et de la part de François Riendeau et de la dite Louise Braie son épouse de luy autorisée, ont promis donner à la dite josephte Riendeau leur fille et la future épouse, en avancement d'hoir et dont sera tenu faire rapport à leur succession future à savoir un lit garni hors le tour du lit, un buffet fermant à clef plus une vache le tout livrable après la célébration du futur mariage. Et pour la bonne amitié que les dits futurs mariés se portent l'un à l'autre, ils se sont faits et se font par les présentes donation viagère mutuellement réciproque au survivant d'eux ce acceptant de tous et un chacun les biens meubles et immeubles acquis, conquis et propres qui se trouveront être et appartenir au premier mourant des dits futurs époux au jour et heure de son décès de quelque nature qu'il soit sans en rien réserver et retenir pour tous les dits biens par le dit survivant en jouir en usufruit sa vie durant à sa caution giratoire et en faisant bon et loyal inventaire. La présente donation ainsi faite et pourvu toutefois qU,au jour et heure du décès du premier mourant il n'y ait aucun enfant né ou à naître du dit futur mariage ou en ayant ey ils vincent à décéder avant d'avoir atteint l'âge de la majorité ou s'être pourvu du mariage ou autrement auquel cas la présente donation reprendra sa première force et vertu car ainsi & faire inaninuer (sic) les présentes partout où besoin sera les dites parties ont constitué leur procureur le porteur auquel & et pour l'exécution des présentes les dites paries ont élu leur demeure en leur demeure ordinaire auquel lieu & Promettant & Renonçant & Fait & Passé à Boucherville le vingt-deuzième jour d'octobre avant-midi et les dits futurs époux et la plupart des parent et amis ont déclaré ne savoir signer de ce requis et ont signé avec nous notaire lecture faite et ainsi signé à la minute

Charles Grosbois, François Viger, Pascal Trudelle, Bonaventure Viger, Fils Ursule Brin, Rémi Boileau méépé avec paraphe du notaire soussigné. Deux mots rayés nuls les renvois en marge sont bons.

J.P Gauthier

 

La suite des mémoires d'un vieux radoteux dans un prochain article.

Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Cahiers d'histoire - Communauté : Généalogies du Québec
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 20:50

Les mémoires d'un vieux radoteux (2)

par Philippe Lacoste

 

Ma tante mourut au mois de février 1897 et, en 1902, ils allèrent s'installer à Blézard-Valley, Mon oncle Raphaël avec Hermésine Bélisle, mourut relativement jeune et sa veuve se remaria avec un  dénommé Leblanc de East-Trmpleton. Ils eurent trois enfants. Une fille qui se maria avec Ed. Potvin de East-Templeton et deux garçons, Ovila et Raphaël, qui partirent jeunes pour Détroit puis vers l'Ouest canadien et américain, pour s'établir finalement à Priest-River dans l'Idaho non loin de la frontière canadienne, une vallée très fertile. Raphaël, lors d'une visite, apporta un pied d'avoine qu'il avait arraché et pilé pour mettre dans sa valise. Une fois dressé, il mesurait 7 pieds. La grande fertilité des vallons s'explique par le fait que les rivières, qui prennent leur source dans des montagnes très abruptes, lavent ces montagnes depuis des milliers d'années et charrient les détritus animaux et végétaux. À la crue des eaux, les rivières inondent ces vallons et y laissent ces détritus en se retirant. Ce phénomène est semblable à celui de la vallée égyptienne, qu a gardéi, malgré des années de culture, sa fertilité et ce grâce à l'apport d'engrais que lui apportent le Nil et son connfluent  le Nil bleu qui prend sa source dans les montagnes d'Éthiopie. Pour en revenir à mon récit, Ovila se maria aux États-Unis puis divorca et on n'en eut plus d'autres nouvelles. Raphaël revint s'établir à Montréal vers 1914 et épousa Cléphir Campeau de East-Templeton. Une fille leur survécut, Germaine, mariée à Paul Panneton. Ils demeurent à Montréal.

 

CHARLES LACOSTE DIT LANGUEDOC

Mon grand-père, Charles Lacoste, est né à Boucherville en 1794 et se maria le 24 octobre 1814 à Josephte Riendeau. Le 14 mars 1821, il acheta de Joseph Thomas dit Tranchemontagne, une terre située à un mille en bas de Montébello, en face du pont de la rivière Saumon sur la vieille route. C'est là qu'il vint demeurer, et c'est là que mon père est né le 6 janvier 1825. En 1842, avec un groupe de Montébello dont Louis Racicot, Raphaël Marcotte, Augustin Bélisle et Vital Bertand, il vint s,établir dans le rang Saint-Louis. Il y prit une terre du seigneur Papineau. Une autre famille Lacoste, des petits-cousins de mon père, vint aussi s'établir dans le rang Saint-Louis. Il s'agit de François, Eusèbe, Charnum, Samuel et Clément Lacoste ainsi que Clément Dion marié à Clémentine Lacoste. La vie de colon était très dure dans ce temps-là. Il lur fallait défricher un endroit pour y bâtir lerur première maison. tout se faisait à la hache. On ne parlait pas de scie à chaîne dans ce temps-là. Le bois de pin et de chêne était réservé au seigneur. On employait le cèdre pour bâtir. Le bois franc n'avait de valeur que pour le fendre afin de faire de la potasse. Pour ce faire, il fallait couper et empiler le bois pour le faire brûler puis recueillir la cendre dans une espèce de trémie que l'on fabriquait avec une auge et des planches de bois fendues. On arrosait la cendre et on recueillait la lessive pour la réduire en potasse. Cette potasse était vendue à Montébello. Le Canada expédiait beaucoup de potasse en Europe, mais la découverte de gisements de potasse en Yougoslavie ruina le commerce. Il arrivait quelquefois qu'in orage vînt tout gâter avant qu'on ait pu recueillir la cendre et il fallait tout recommencer.

 

En ces temps-là, tous les gens, ou à peu près, étaient très pauvres. L'hiver, les hommes allaient aux chantiers pour huit à dix dollars par mois. L'été revenu, ils se hâtaient de défricher pour pouvoir semer un peu de sarrazin, lequel était ensuite moulu pour en faire des galettes. c'était la base de leur nourriture. On semait aussi des pois pour la soupe. aussitôt qu'il le pouvait, s'ajoutait de la vache, du porc ou du mouton à ce menu. C'était évidememnt à la condition qu'ils aient assez grand de "désert"  pour les nourrir. La chasse et la pêche les aidaient aussi à subsister. Notons qu'il y avait beaucoup de tourtes à cette époque.

 

Ils défrichèrent les hauteurs et même les coteaux en premier et ceci en raison du bois franc pour la potasse. Les terrains bas furent défrichés en dernier. Ils devaient tout faire à la main. Le brayage du lin, le tissage du lin et de la laine pour s'habiller, le nattage de la paille pour les chapeaux ainsi que le plissage de la peau de boeuf pour les souliers. La terre était fertile et tout poussait abondamment. Ils semaient à la pioche à travers les souches.

 

Ils faisient partie de Montébello et ils allaient à la messe à travers les bois, parcourant une distance de près de dix milles. Ils traversaient la Nation au Portage. Ils étaient très pauvres et cependant ils étaient heureux avec leurs familles nombreuses, car ils avaient un courage à toutes épreuves et une foi inébranlable. C'était une vie de misère que les générations d'aujourd'hui ne toléreraient pas.

 

En 1852, mon grand-père vendit sa terre et, avec mon père ainsi qu'un bon groupe de Saint-André-Avellin et de Montébello, ils émigrèrent aux États-Unis.  Ils s'établirent à Kankiki au sud de Chicago dans l'Illinois. Il y avait alors beaucoup de trouble aux États-Unis à propos de l'esclavage. Le Congrès avait aboli l'esclavage mais les états du Sud s'objectèrent, prétendant que, sans les esclaves,  ils ne pouvaient cultiver le coton et la canne à sucre. En 1821, le Congrès adopta un compromis selon lequel la ligne 36 degrés 30 minutes serait la ligne de démarcation entre le nord et le sud. L'esclavage serait permis au sud de cette ligne et défendu au nord. Cet accord dura jusqu'en 1850 lors de la demande de la Californi pour entrer dans l'union comme état libre.

 

(LA SUITE DANS UN PROCHAIN ARTICLE)

 

 

 

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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 14:12

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Dans le livre Premiers Longueuillois de M. G.-Robert Gareau, dont j'ai parlé dans un article précédent, on trouve ce paragraphe :

 

"Le 17 mars 1691, Alexandre Lacoste dit Languedoc accepte un bail à ferme de 6 ans d'une terre sise au Petit-Bois, de Nöel Le Gardeur, époux de Madeleine Boucher, qui l'a reçue de son père, Pierre Boucher, seigneur de Boucherville. Elle fait partie de la ferme Ste-Anne de Grand-pré, de 3 arpents de front sur 2 lieues de profondeur (gr, Bourdon)."

 

Or, en lisant Le petit Jean, dictionnaire des noms propres du Québec, de M. Jean Cournoyer, Stanké 1993, on retrouve ceci à la page 466 dans l'article Lemoyne (ville) :

 

"Le toponyme qui a déjà été Petit-Bois, rappelle le souvenir de Charles Le Moyne de Longueuil et de Chateauguay."

 

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 20:37

 

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Dans son livre, M. Gareau étudie les concessions dans leur ordre numérique.

Nous avons relevé les textes où Alexandre Lacoste est cité et nous les reproduisons par ordre chronologique. Nous pourrons ainsi suivre les traces de notre ancêtre durant une douzaine d'année.

Notons d'abord l'avertissement suivant dans l'introduction :

"Le seigneur de Longueuil cherchait dans son entourage à Montréal des candidats sérieux qui viendraient mettre en valeur une portion de terre. Il la leur donnait en approbation avec promesse verbale d'un titre en bonne et due forme s'ils manifestaient de l'intérêt. D'autres, par ailleurs, ne demeuraient que quelques années, sans prendre racine, ce qui favorisait la spéculation.
C'est le cas de ceux qui suivent : ..., ..., ..."


Parmi une trentaine de noms cités, celui de notre ancêtre
.

28 mars 1688

Bertrand Viau dit Lespérance, qui vient juste d'avoir 14 ans, reçoit de Charles Le Moyne fils, car son père est décédé les premiers jours de février 1685, une concession de 4 arpents de front, sur le bord du fleuve, sur 20 de profondeur, entre Yves Le Roy et Pierre Charon (gr. Bourdon, 15 mars 1685).

Le 28 mars 1688, Jacques Viau, au nom de son fils aîné Bertrand, vend cette concession à Alexandre Lacoste dit Languedoc, soldat de Monsieur de Troyes (gr. Bourdon)

Le 17 mars 1691

Le 17 mars 1691, Alexandre Lacoste dit Languedoc accepte un bail à ferme de 6 ans d'une terre sise au Petit-Bois, de Nöel Le Gardeur, époux de Madeleine Boucher, qui l'a reçue de son père, Pierre Boucher, seigneur de Boucherville. Elle fait partie de la ferme Ste-Anne de Grand-pré, de 3 arpents de front sur 2 lieues de profondeur (gr, Bourdon)..

Le 22 décembre 1691

Jean Bertin, sergent de la compagnie de Monsieur de Muy, achète une concession de 80 arpents, soit 4 arpents de front, sur le bord du fleuve, entre Languedoc (Alexandre Lacoste) et Pierre Charon (gr. Adhémar).

Le 10 novembre 1698

Le 10 novembre 1698, Pierre Deniau, âgé d'environ 30 ans, a épousé Marie-Anne Lagardelette (César), âgée d'environ 21 ans, fille de François César dit Lagardelette et de feue Marie Delestre, de Boucherville, en^présence du notaire Moreau, d'Alexandre Lacoste, beau-frère de l'époux, et de François Fauconnet, frère de l'épouse.

Le 6 mars 1699

6 mars 1699 - Requête de Jacques Viau

.... sur la seconde habitation, de même dimensions, située au même endroit, au dessus et tenant d'un côté à la précédente et de l'autre à celle d'Alexandre Lacoste (XI)...

Le 13 février 1700

Angélique Chapacou, veuve de André Bouteiller, achète d'Alexandre Lacoste une concession de 4 arpents de front sur 40 de profondeur, sur le bord du fleuve St-Laurent, entre Jacques Viau (X) et son fils aîné Bertrand (XII). <A cela il faut ajouter en plus une maison construite dans le fort qui est au bout de Lad. Seigneurie de Longueuil joignant le Trmblay entre Étienne Charles et Jacques viau. Angélique Chapacou, pour payer cette dernière terre, récemment acquise de Languedoc, a emprunté 200 livres à Gervais Maalard et 101 livres à Paul Bouchard.

Le 15 février 1701

Guillaume Adam dit Laramée déclare qu'il possède une habitation de 3 arpents de front sur 26 de profondeur joignant d'un côté le domaine de M. de Longueuil et d'autre côté Languedoc (Alexandre Lacoste).

Le 2 octobre 1747

Inventaire des biens d'Angélique Chapacou
Il est intéressant de noter que André Lamarre doit à la communauté 1246 livres qui était dues à lad. Chapacou lors du décès d'Alexandre Lacoste.

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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 23:05

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               "Le M. le fameux vaurien de la Tortue"

                  Étienne LANGUEDOC, cultivateur,
          patriote de 1837-1838, exilé en Australie

François-Maurice Lepailleur, un patriote exilé en Australie, a tenu un journal tout au long de cet exil. Étienne Languedoc est une de ses victimes préférées. M. Lepailleur est un bigot et Languedoc un impie et un coureur de jupon. Les atomes crochus ne prennent pas entre eux. Mais avant de laisser parler le journal de Lepailleur, une courte biographie du sieur Étienne Languedoc.

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Né à Saint-Philippe-de-La Prairie, le 1er janvier 1818, fils d'Étienne Lacoste dit Languedoc et de Josèphe Provost. Cultivateur de Saint-Constant, 22 ans, 5'5", illettré. Son père est décédé en 1820. Habite chez son oncle Pierre Provost, époux en secondes noces de Josèphe Tremblay. Voir ;a ce sujet la lettre de Jacques Longtin, le 17 mai 1840, et la lettre de Josèphe Tremblay au procureur général Ogden. Julien Languedoc, son frère, est décédé du choléra, à 14 ans (Saint-Édouard-de-Napierville, 1834). Ami de Pascal Pinsonnault. Tatouages au bras droit :  aigle; deux drapeaux; liberté; SL; tatouages au bras gauche : étoile, sirène. Célibataire Pc. 11. Fait partie du dernier groupe de cinq à revenir au pays en juin 1848.

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23 mars 1840   On commence à faire le même ouvrage que la semaine dernière : casser la pierre, décharger les barges, charger la pierre du quai sur les gros tas de pierre, sasser la petite pierre d'avec la grosse, charrier la pierre que l'on casse sur les tas de pierres cassées, ainsi du reste. Huit personnes charrient la pierre cassée dans les chemins, qui sont les Dumouchelle, les Thibert, Turcotte, Guimond, Languedoc et B. Mott. Ces huit personnes n'ont rien ;a faire que de charroyer la pierre casser dans différentes places.

27 mars 1840   Mais Languedoc ayant manqué à son devoir, ayant laissé ses animaux pour aller à une cabane voir une femme, a été puni et a été mis au cachot  depuis quatre heures du soir jusqu'au lendemain au matin, avec promesse de ne plus retourner voir les deux filles de la cabane.

30 juin 1840   M. Baddely a été averti hier, par un homme de police, de se trouver aujourd'hui à Sidney, avec ses témoins, pour paraître contre les sergents Lane et Gorman et trois autres. [.........]   Ses témoins étaient : Bourdon, Morin fils, Ducharme, Joseph Dumouchelle, J.-M. Thibert, Languedoc, Guimond, Mott, Jean Laberge, Jean-Baptiste Trudel.

1er juillet 1840   Ses témoins sont les premiers Canadiens de notre brigade qui vont à Sidney.

14 juillet 1840   Pascal Pinsonnault et le fameux Languedoc se sont battus ce matin. Il paraît que Languedoc se trouve incapable de travailler aujourd'hui. Ils ont fait trois prises. Pinsonnault paraît assez bien.

24 septembre 1840   Languedoc a été grondé sévèrement, ce soir, pour aller se promener trop loin, dans la rairie d'ici, par notre surintendant.

8 octobre 1840   Languedoc a été branché [grondé], ce soir, par M. Baddely, pour s'être baigné sans permission. Toutes ces petites fautes peuvent faire déshonorer une personne si le commandant voulait s'en prévaloir.

3 novembre 1840   Étienne Languedoc avait pris un plan pour faire punir le surintendant Baddely et Bourdon. Il paraît qu'il avait écrit tout ce qui s'est passé dans l'établissement, depuis que nous y sommes, et adressé à M. David Lennox. Cette affaire aurait été sérieuse pour le commandant. C'est Louis Guérin qui a découvert la chose et qui en a averti Bourdon. On a foutu mon Languedoc au cachot et on lui a ôté ses deux lettres.

27 décembre 1840   Nous allons à la messe aujourd'hui à Paramatta. Il fait extrêmement chaud. Étienne Languedoc a été puni bien à propos aujourd'hui : il a refusé d'aller à la messe bien grossièrement, et c'est pour la troisième fois qu'il rit de ceux qui vont à la messe. M. Baddely en a été averti et il est venu lui-même, ce matin, à notre partance. Il a fait venir Languedoc devant lui, lui a fait mettre les fers aux mains, derrière le dos, et l'a condamné de venir à Paramatta, derrière nous, jusqu'à la porte de l'église, et rester là tout le temps de la messe, et d'en revenir après la messe derrière nous. Il devait être conduit par Laberge et Trudel et, s'il n'allait pas bien, de le battre avec une canne. Cette punition était presque aussi humiliante pour nous que pour lui. Et le sans-coeur y aurait été en souriant ! Après avoir parlé, quelques-uns de nous, à M. Baddely, il changea sa punition : il resta enchaîné toute la journée et le fit marcher depuis l'établissement jusqu'à la barrière du chemin, toute la journée, sans arrêter et d'un bon pas. Le messager Plunkett avait ordre de le faire marcher vite et, s'il ne voulait pas aller vite, de le battre avec une grosse canne. Cette punition est assez dure, surtout d'un temps aussi chaud qu'il fait aujourd'hui. Languedoc est après retirer le fruit de son mauvais comportement à Montréal, et J. Rochon aussi. C'est la troisième punition que Languedoc reçoit, et Jérémie, deux fois.

29 décembre 1840   M. Baddely nous fit mettre tous en rangs au son de la cloche, ce soir, vers les cinq heures: apr;es, il fit sortir Étienne Languedoc des rangs et lui dit qu'il avait écrit à Son Excellence, rapport à lui, et que le gouverneur lui avait répondu qu'à la prochaine faute qu'il ferait il l'enverrait à Pinch Gut Island, pour 12 mois. Ce Pinch Gut est une petite île dans le port de Sidney qui n'a qu'un demi-arpent carré, et ce n'est qu'en galets. Il y a déjà plusieurs prisonniers dans cette petite île; on travaille là à l'ardeur du soleil toute l'année, sans aucun abri quelconque; c'est une punition assez sévère. Cette punition se fera sans forme de procès pour les prisonniers canadiens et c'est ce que Languedoc gagnera pour sa bonne conduite depuis ls prison de Montréal. Quelle crasse ! lui et son compagnon !

21 janvier 1841   Le caporal Thomas Maines a été rapporté aux autorités pour avoir gardé une fille avec lui pendant une dizaine de jours. C'est M. Baddely qui l'a rapporté, c'est bien à propos. Mais il paraît que Maines veut en faire autant de son côté. Cette dernière ne fera pas d'honneur à M. Baddely. Il paraît que Languedoc a bien instruit le caporal de tout ce qui s'est passé à l'égard de la mauvaise conduite que M. Baddely a tenue depuis qu'il est surintendant à Longbottom. 

25 janvier 1841   Bourdon a fait la visite de la boîte de Languedoc et il y a trouvé toutes les médecines que Languedoc avait dit avoir prises, dans le temps qu'il se faisait passer pour malade. Je crois que M. Baddely prendra sur lui  d'envoyer Jérémie et Languedoc à l'île à la pierre, qui est devant la ville de Sidney.

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22 février 1841   Jour de grand trouble dans l'établissement. Le messager Plunkett a eu deux lettres de Jérémie Rochon. Languedoc adresse une adresse à M. Lennox et l'autre à Son Excellence, enveloppées ensemble et adressées au gouverneur, l'informant de tout ce qui se passait dans l'établissement contre nous et contre M. Baddely. La cloche a sonné, ce matin, et nous avons été tous se mettre en rangs. M. Baddely a fait premièrement sortir Étienne Languedoc des rangs et lui a dit qu'il allait le faire punir pour une hache  qui manquait au gouvernement et qu'il avait vendue; après quoi Languedoc fut mis au cachot. Après M. Baddely fit sortir Jérémie Rochon  et lui demanda s'il n'avait pas fait des écrits contre lui et contre tous ses compagnons. Jérémie nia. M. Baddely envoya chercher deux lettres qu'il avait chez lui, et demanda à L. Rochon si c'était là sa signature. Il dit que oui. Ces deux lettres contenaient de quoi nous faire punir tous, non pas de ce que nous avions tous mal fait, mais nous ont ôté beaucoup de privilèges. Rochon doit être envoyé à Paramatta pour être puni. [.......] Un baillon de fer a été fait ce soir pour empêcher Jérémie de chanter. Languedoc a demandé à Bourdon de lui permettre d'aller demander excuse à M. Baddely, en lui disant qu'il avait été mal conseillé. M. Baddely le fit sortir du cachot. Nous avons fait à midi une application à M. Baddely, le priant de faire changer Rochon et Languedoc d'établissement, et nous l'avons signée, à part les deux autres Rochon. Beaucoup de paroles et de troubles pour l'amour de ces deux crasseux-là.

23 février 1841   Je prends le bois ce matin avec 10 hommes et Languedoc en est un. Languedoc veut recommencer son bavardage contre ses compagnons. Je le fais taire et lui conseille de rester tranquille. Ceci était dans le bois, en travaillant. Après être arrivé le soir à l'établissement, Languedoc partit de son chef et s'en alla trouver M. Baddely et lui dit qu'il avait été mal conseillé à faire tous ces écrits contre M. Baddely et Bourdon  par Joson Dumouchelle, qui a été au cachot environ une demi-heure , Béchard, Pascal Pinsonnault,  M. Morin père, Jean-Marie Thibert, et plusieurs autres ainsi que Paré. Après que M. Baddely eut pris toutes les dépositions de Languedoc et Rochon, il fit assembler tout le monde et fit encore sortir Languedoc du rang et le mettre vis-à-vis nous. Et M. Baddely commença à nous expliquer tout ce que Languedoc avait dit de ses compagnons, et M. Baddely nous montra toute la noirceur du fameux vaurien de Languedoc en le traitant du plus vil et du plus bas des hommes. Il finit par dire qu'il ne reposait pas la moindre confiance sur ce qu'ine pareille crasse pouvait lui avoir déposé, et qu'en récompense d'avoir déposé contre ses compagnons, il le condamnait au cachot jusqu'à ce qu'un magistrat fut arrivé pour lui passer son procès pour avoir voulu attaquer le caractère de ses compagnons.  Voila la belle récompense que ce vaurien a gagnée. Lui et Rochon doivent subir leur procès jeudi, devant le magistrat. Languedoc voulait retirer son compagnon et au contraire il s'est plongé dans un procès qui aura, je l'espère, l'effet de le chasser d'avec nous, avec son fameux ami J. Rochon.

25 février 1841   Je suis au bois avec J. Rochon et Languedoc qui sont sortis de leur faute.

15 juin 1841   Lareine et Languedoc ont bien mauvais noms et sont bien soupçonnés pour l'argent de Trudel qui lui a été volé, ces jours derniers, 17/6.

23 juillet 1841   Maître Languedoc a fait une fameuse embardée, ce soir : il a sollicité Oxley, le messager félon, d'aller avec lui, l'autre côté du chemin, dans une mauvaise maison. Ils y ont été et quelques minutes après, M. Baddely a fait appeler Oxley. Point de messager. Bourdon l'a cherché partout, avec le fameux Languedoc. Point capable de les trouver. Ensuite, Bourdon, Laberge, Prieur et Mott ont été en haut de la côte, à dix arpents, et ont trouvé nos deux vagabonds qui ont gagné le bois comme des furibonds. Bourdon a déclaré Oxley et a caché Languedoc, rapport à tous nous autre ensemble. Il avait le front et l'audace de nier à Bourdon qu'il y était, quoique Bourdon l'avait surpris avec la Rougette sur ses genoux. Quelle crasse de Languedoc ! Si ce n'était pas que ça nous donnerait un mauvais nom, il serait fouetté comme l'autre.

26 juillet 1841 Joseph Ingel, qui est Oxley, a été fessé pour avoir été de l'autre côté du chemin avec le fameux Languedoc, dans une mauvaise maison.; il a reçu 40 coups de fouet à Hyde Park, à 11 heures, immédiatement après jugement rendu.

30 juillet   Le vieux Rose est venu sur le quai ce matin,, pour voir je sais quoi. Je viens d'apprendre qu'Étienne Languedoc a découvert le commerce de bois au vieux Rose et c'est ce qui a fait que le vieux Rose cherchait les traces de voiture.

3 décembre 1841   Le diable [M. Baddely] a fait le malin hier et a destitué Dussault de la barrière, sans aucune cause que celle qu'il craignait de recevoir des ordres de ses créanciers, et pour le remercier de l'avoir sauvé des mains de Languedoc et Rochon.

14 janvier 1842   [...] :A midi, Lareine s'est aperçu que son coffre a été volé avec 10 £ qui étaient dedans. Cela a été fait par un de nos Canadiens, car le coffre a été mis par-dessous plusieurs autres. Tout le monde doute M. le fameux vaurien de la Tortue [St-Philippe-de-La Prairie] qui paraît avoir été habitué à en faire le commerce.

3 mars 1842   On dit que le fameux Languedoc est arrangé comme un vrai gentilhomme. Le vieux Lareine lui a dit devant tout le monde, chez M. Meillon, aubergiste, qu'il avait acheté ses hardes-là avec ses 37 piastres qu'il lui avait prises en volant son coffre, dans l'établissement de Longbottom, le 14 janvier dernier. Languedoc a le front haut, il s'inquiète fort peu de ce que le monde dit de lui.

24 avril 1842   [...] J'ai appris aujourd'hui que le fameux Étienne Languedoc a été condamné à deux mois de treadmill *pour avoir laissé son maître sans permission, et en outre il était endetté de 3 £. Ce qui choquait le plus son maître, c'était de le voir aller chez les mauvaises créatures, la vieille Anna. Le maître de Languedoc est Roberts. [Lepailleur explique, le 1er novembre 1840, comment fonctionne le treadmill. "... dix-huit hommes montent dans une roue continuellement, et leur pesanteur fait marcher la roue et le moulin"]

2 mai 1842   C'est un jaloux [Bourdon] qui a fait tout ce qu'il a pu  pour m'ôter tous les petits avantages que j'ai eu à Longbottom. pour les donner à ses amis. Bourdon ne vaut pas mieux que Languedoc.; ils ont mené tous deux la même conduite. La seule différence c'est que Bourdon était le chat du fameux crasseux de Baddely, l'autre était extrêmement haï.

9 mai 1842   Étienne Languedoc, qui est actuellement au treadmill, se recommande à Dieu et à ses saints pour avoir quelque argent pour l'aider à vivre où il est. Il paraît qu'ils pâtissent beaucoup de faim et de froisd, ils leur ôtent toutes leurs hardes en entrant là. Dussault à qui il a écrit, ainsi qu'à plusieurs autres, n'ont pas voulu lui envoyer aucun argent. Il faut qu'il paie sa mauvaise conduite qu'il a tenue parmi nous, et les vols qu'il a fait depuis plus de trois ans.

3 août 1842   Jeux de course aujourd'hui à Paramatta et je suis resté voir les course avec Hébert et Leblanc. Et le fameux Languedoc est bien venu nous rejoindre.

3 octobre 1842   Je commence aujourd'hui à peinturer et noircir la barge de M. John Roberts, l'ancien maître de Languedoc.

12 juin 1844   20 pardons viennent d'arriver ce soir pour les Canadiens, ce qui fait 25 de pardonnés. Voici les noms des 20 : Bousquet, Buisson, Langevin, Dumouchelle, Turcot, Touchette, Laberge, Pascal Pinsonnault, Hippilite Lanctôt, Languedoc, les deux Longtin, Robert, Lareine, Béchard, Langlois, Marceau, Charles Bouc, J. Rochon, Éd.-P. Rochon.

24 juillet 1844    Noms de mes compagnons passagers dans l'Achilles : M. Huot, Bousquet, Lanctôt, Turcot, Goyette, les trois Roy, Éd.-P. Rochon et Toussaint Rochon, Guertin, Touchette, Ducharme, Prévost, Dumouchelle, Buisson, les deux Thibert, les deux Leblanc, Lareine, Defaillette, les deux Longtin, Robert, Pascal Pinsonnault, Papineau, Alarie, Guérin, Paré et moi. Jphn Hamburge et 15 sont restés à Sidney, qui sont Guimond, Trudel, le docteur Newcomb, les deux M. Morin, René Pinsonnault, Languedoc, Marceau, Langlois, Bourbonais, Bouc, Jérémie Rochon, Joseph Goyette, Gagnon et Prieur.

Le journal de François-Maurice Lepailleur a été publié en 1996 au éditions du Septentrion sous le titre de : "Journal d'un patriote exilé en Australie".
 
                                           
Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Cahiers d'histoire
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