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Mon père est né à Montébello le 6 janvier 1825 et à l'âge de 17 ans, il épousa Marie Turgeon. La même année (1842), avec son père et un bon grouppe de montébello, il vint prendre une terre dans le rang Saint-Louis. Comme tous les autres, il dut trimer dur pour défricher et subsister, cat ils n'avaient aucune aide, pas même pour l'ouverture des chemins. Il leur fallait tout faire à force de bras. Pour bâtir, ils durent scier leurs planches et madriers à bras avec une longue scie à dents spéciales pour scier le long du bois. Dans un pan de côté, ils bâtissaient un tréteau de 7 pieds de haut; ils appelaient ça un carré, et sur ce tétreau, ils plaçaient le billot qu'ils lignaient comme pour le bois carré; et avec un homme en haut et un autre en bas, ils sciaient en suivant la ligne. En 1852, des propagandistes aqméricains vinrent dans la région pour faire la propagande pour la colonisation de l'Illinois. C'était au temps de la poussée vers l'ouest des États-Unis. Avant l'entrée d'un nouvel état dans l'union, on faisait un référendum pour décider s'il serait esclavagiste ou non-esclavagiste.
Mon père vendit donc sa terre et, avec ses parents et un groupe de Saint-André-Avellin et de Montébello, il partit pour s'établir à Kankiki, dans l'Illinois, au sud de Chicago. Mon père m'a raconté son voyage en bateau de Montréal à Détroit, et de Détroit à Chicago en chemin de fer. Ce fut dans des wagons mixtes, si j'ose dire, voyageurs et marchandises; il fallait toute une journée, car c,était l'année de la complétion du système de voies ferrées à l'est de Chicago. Ils se dirigèrent ensuite vers Kankiki, situé au sud de Chicago. Le premier soir, ils couchèrent chez un nommé Le Vermitteur qui ne les encouragea pas beaucoup. Mon père s'engagea pour l'hiver chez un Américain dont je ne me souvient plus du nom. Il éplucha du blé d'inde tout l'hiver. Il n'aimait pas ce pays qui était en prairies sauvages et où les fièvres jaunes sévissait à l'année. Ils,en revint en 1853 et s'engagea en à ottawa chez Louis Lécuyer qui devint plus tard son beau-père. Quand il eut assez d'argent de gagné, il fit revenir ses parents. En 1855, Olivier Martel, à qui il avait vendu sa terre, n'ayant pu la payer, il reprit sa terre et mes grands-parents demeurèrent avec lui. Mon grand-père avait vendu sa terre à un dénommé Daoust. Mon père la lui racheta. Vers 1860, il fit bâtir une maison qui existe encore. Une maison de 24' par 30' avec un gros solage de 8', du côté du chemin. Cette maison était séparée en trois par des murs de pierres. Il y avait une cuisine de 12' par 15', du côté du chemin. une dépense au nord et une cave à l'est.
La suite du récit dans un prochain article.
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