Dimanche 31 janvier 2010
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Lacostades Volume 1, Numéro 3 (Juin 1990)
(Les Lacostades sont éditées par M. Jean Lacoste)
Les mémoires d'un vieux radoteux (1)
par Monsieur Philippe Lacoste
Dans une lettre que m,écrivait Soeur André ( Antoinette Bélisle) le 28 novembre 1959, elle me disait : "Vous devriez écrire l'histoire de St-André Avellin".
Moi, écrire l'histoire de st-André Avellin ! Je n'ai pas les connaissances ni la capacité d'écrire une telle histoire. Je puis en donner ce que je sais, mais toute l'histoire, je laisse à d'autres
plus capables que moi, la tâche d'écrire cette histoire. Un autre jour, un ami me dit :"Pourquoi tu n'écris pas ton histoire, l'histoire de ta vie ?" Mais qu'est-ce qu'elle a de particulier ma vie
? C'est l'histoire d'un pauvre type qui a tiré le diable par la queue toute sa vie sans pouvoir la lui arracher comme des millions d'autres dans ce monde moderne. Écrire ma vie, mes qualités mais
aussi mes défauts. Et je me demande lesquels pèsent les plus lourds dans la balance de saint Pierre. Par exemple, cette habitude de dire des invocations et des litanies mais d'une
manière pas très dévote ? Un ssoir que j'écrivais des notes dans un petit calepin, un de mes fils me dit : "Mon père pourquoi n'écrivez-vous pas vos mémoires ? J'aimerais les avoir plus tard." Cela
me fit réfléchir. Si mon père m'en avait laissé, je les apprécierais aujourd'hui. Mais mes parents ne savaient ni lire ni écrire. Il n'y avait pas d'école à Montebello au temps de leur
jeunesse.
Je me dis pourquoi pas si cela peut les intéresser et leur faire plaisir. D'ailleurs, je ne suis plus bon à rien d'autre et puis cela va me faire passer le temps.
Bon, allons-y. Des crayons, du papier et la machine à écrire sur laquelle j'écris avec un seul doigt, l'index. On commence par se gratter la tête et on commence. On commence, mais par le titre
c't.affaire. On se gratte la tête à nouveau et puis EUREKA, j'ai trouvé.
Un jour, le beau Girouard qui s'était affublé créditiste mais n'en connaissait pas le premier mot, à court d'argument pour répondre à mes assertions, n'eut pas d'autre chose à dire que :"Il ne faut
pas s'en occuper, c'est un vieux radoteux" C'est cela, j'accepte le qualificatif (un vieux radoteux).
Mais il y a toutes sortes de radotages. Moi, je radote dans la vérité, ce qui est beaucoup bien que lui qui radote dans la fausseté et le mensonge. Je vous demande d'être indulgent pour le piètre
écrivain que je suis. J'écris suivant mes faibles capacités qui, hélas, sont bien limitées et je dois me fier à ma pauvre mémoire.
Je n'ai pas les moyens d'aller puiser dans les registres mes renseignements que je dois donc quèter à droite et à gauche, de ceux qui voudront bien m'aider. Je vais donc vous raconter au
mieux de ma connaissance, et avec sincérité, la vie comme elle se passait dans ces années-là. Je puis faire quelques erreurs involontaires. Mais qui n'en fait pas dans la vie ? Je vous demande donc
de me pardonner mes nombreuses fautes d'orthographe et de ponctuation que vous trouverez dans les lignes qui vont suivre. Quitte à ce que ceux qui voudront me copier de corriger ces fautes.
* * *
La famille Lacoste dit Languedoc
À l'exception de mon oncle Jean et de ma tante Angèle, je n'ai pas connu mes oncles et mes tantes du côté paternel. Mon oncle Charles était marié avec Élisabeth Turgeon. Il laissa deux fils et deux
fillesDolphis marié le 10 janvier 1871 avec Henriette Labelle, Ferdinand marié avec Léda Bélanger, Martine mariée avec David Labelle le 23 août 1870, Marie-Oxilie mariée le 16 novembre 1877
avec célestin Martel, elle eut deux enfants, une fille et un garçon. Célestin qui allait travailler dans les filatures aux États-Unis où il se fit arracher un bras par une courroie. En deuxième
mariage avec J. Ménard de Montébello, elle est la mère de Victor, Hector et Pierre ménard. Et en troisième mariage avec un dénommé Patris. Ma tante Louise marée avec Charles Turgeon est
décédée relativement jeune. Elle laisse quatre filles et trois fils: Caroline marée avec Émery Bélisle, Elmire mariée avec Séraphin Bélisle, Louise mariée avec Joseph Séguin, Sophie mariée
avec Augustin Marcotte, François (qui s'en alla aux États-Unis et mourut jeune), Théophile (qui partit à l'âge de 20 ans aux États-Unis et dont ils ne reçurent aucune nouvelle) et Aimé marié
avec Elmire Marcotte (on l'appelait Ti-Mé).
Ma tante Angèle, mariée avec Joseph Provost, furent dans les premiers colons à s'établir dans le rang de Valency dans le canton de Ripon. J'ai connu toute la famille à l'exception de Joseph
qui alla s'établir à la Rivière française et David qui demeurait à Sudbury. Mon oncle Jean marié à Saladine Turgeon eut trois fille et quatre garçons. Sa femme était la fille de
François Turgeon qui demeurait sur le chemin Héron non loin de chez mon grand-père Sabourin. Les trois filles étaient : Éloïse mariée avec Édouard Couillard, Sophie mariée avec Alfred
Lecompte et Florentine mariée avec Adolphe Girard. Les quatre garçons étaient : Johnny marié avec Exélir Bélisle en premières noces, Marie-Louise Chartrand en deuxièmes noces et en troisièmes
avecune femme dont j'oublie le nom, David marié avec une demoiselle Paquette (?), Raphaël marié avec Florida Louiseize et Émile marié dans le nord de l'Ontario.
À suivre...
Par Donald Lacoste dit Languedoc
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Publié dans : Lacostades 1990
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