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Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 01:55

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Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Avis de décès - Communauté : Généalogies du Québec
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 13:46

Lacostades Volume 2, Numéro 2 (juillet 1991)

Les Lacostades sont rédigées par M. Jean Lacoste

 

 

Valmore Lacoste

 

Valmore Lacoste, l'entrepreneur

 

Si vous avez déjà voyagé sur l'autoroute des Cantons de l'est, à la sortie 55, sans aucun doute, vous avez remarqué une grosse meunerie avec une inscription SHUR GAIN et le nom V. Lacoste Inc.  Ce "V. Lacoste Inc." évoque le nom de M. Valmore Lacoste et c'est précisément de ce descendant d'Alexandre Lacoste et de Marguerite Deniau dont il sera question ici.

 

M. Valmore Lacoste naquit le 21 mai 1905 dans le rang Casimir à l'Ange-Gardien. Il était le deuxième enfant d'une famille de huit (voir les détails généalogiques à la fin de cet article). Né à l'Ange-Gardien, c'est aussi à l'Ange-Gardien qu'il se maria le 18 août 1926, à 5h30 du matin, avec Marianne Dion.  Ces jeunes époux avaient sûrement compris le sens du proverbe :"Qui perd sa matinée perd les trois-quarts de sa journée". Et leur histoire nous montrera qu'ils mettaient à profit chacune de leurs journées ! Voyons-en un bref récit:

 

Après un voyage de noces chez chez l'oncle Wilfrid Lacoste et la tante Exavérie Gaucher à Wester au Massachusetts , le jeune couple s'installa à West-Shefford (Bromont). Valmore était alors boulanger. En 1927, M. Valmore Lacoste et sa jeune épouse revinrent à l'Ange-Gardien. Boulangeant pour Abraham Choquette, ils lui achetèrent résidence et boulangerie le 23 janvier 1928.  Travailleurs, acharnés et ambitieux, Valmore et Marianne, ajoutaient, le 1er juillet 1928, une meunerie à leur premier commerce.

 

En 1932, le 22 septembre, un premier héritier naissait : Jean-Guy. Et s'ajoutèrent à ce premier fils, six garçons et une fille. en septembre 1938, M. Valmore lacoste obtint une franchise SHUR-GAIN. Le 18 mai 1943, les Lacoste achetèrent une ferme laitière qui compta jusqu'à 100 vaches, de quoi employer deux travailleurs à temps plein. La même année, en juillet, c'est un garage Texaco qui venait augmenter le patrimoine familial. En 1947 et 1948, M. Lacoste mettait sur pied une compagnie de transport pour acheminer du lait à la Laiterie Perfection de Montréal, en plus de faire le commerce d'animaux avec la Canada Packers.

 

En l'année 1948, notre valeureux couple subissait une rude épreuve : un incendie détruisit leur meunerie et endommagea leur résidence. Marianne et Valmore ne laissèrent pas cette épreuve du destin les dominer. La meunerie fut reconstruite et les affaires reprirent. Vers 1950, l'élevage du poulet à griller commen<cait à l'Ange-Gardien et, en 1958, Valmore Lacoste en vendit jusqu'à 50 000 par semaine !

 

En janvier 1954, Valmore Lacoste diversifia encore ses activités en créant Valmore Lacoste Gaz Propane. L,entreprise fut vendue en 1964. Le 25 octobre 1956, c'était l'incorporation de Valmore Lacoste Inc., fermes de porcs et de pondeuses, suivie de celle de la meunerie. De 1954 à 1956, M. Valmore Lacoste commerça avec la maison Catelli-Habitant pour les fraises, et, de 1960 ;a 1970 pour les concombres. En 1960, Valmore Lacoste mettait sur pied un poste de classification d'oeufs et en mars 1963, il créait Placement Lacoste Inc.

 

De ces diverses activités, ses successeurs et héritiers firent des entreprises toujours florissantes.

 

Le 26 mai 1965, M. Valmore Lacoste décédait mais son oeuvre lui survécut et lui survit encore aujourd'hui.

 

Valmore Lacoste, l'homme

 

M. Valmore Lacoste avait certainement eu dans sa vie le sens des affaires. Mais ce n'était là le seul aspect intéressant de sa personalité.

 

M. Lacoste avait une force de caractère peu commune, une mémoire phénoménale et un sens aigu du devoir. Il était ouvert aux autres, curieux, innovateur. Paternel avec ses employés, il n'hésitait pas cependant à leur faire confiance.

 

Sur le plan civique et social, il faut noter qu'il fut maire de l'Ange-Gardien pour 3 mandats, président de la commission scolaire de l'ange-Gardien et l'un des membres fondateurs du conseil 3646 des Chevaliers de Colomb.

 

Sur le plan religieux, lui et son épouse Marianne avaient une grande dévotion pour la vierge marie et le Sacré-Coeur de jésus. En 1954, Valmore Lacoste fut décoré de la médaille d'honneur Bene Merenti, accordée par Pie XII.

 

Sur le plan familial, Marianne et Valmore avaient une grande tendresse pour leurs enfants et ils ont vu à ce que chacun d'eux occupe une place dans ce qu'ils avaient bâti pour eux. Leurs huit enfants travaillèrent ensemble dans diverses entreprises situées toutes à l'Ange-Gardien durant plus de vingt ans et c,est un fait assez unique au Québec.

 

Phisiquement, Valmore Lacoste était imposant avec ses six pieds de taille et de larges épaules. Yeux verts très vifs, sourire facile, voix forte et cheveux noirs. on le décrit comme bel homme.

 

Valmore Lacoste aura donc connu du succès dans plusieurs domaines. Il eut la chance et le bonheur d'être secondé par son épouse. C'est de Mme Lacoste que nous allons maintenant vous entretenir.

 

Marianne Dion ou Mme Valmore Lacoste

 

Au risque de gêner Madame Marianne Dion-Lacoste, maintenant âgée de 86 ans (en 1991), voici ce qu'on dit à son sujet. Allure réservée et peu timide avec les étrangers, Marianne Dion est aussi une femme de caractère. Pratique et économe, prévoyante et perfectionniste, patiente et accueillante, discrète et dévouée, elle avait toutes les qualités pour appuyer et inspirer l'homme d'action que fut Valmore Lacoste. Mais ne nous trompons pas, lorsqu'on dit appui et inspiration, on dit aussi pour Marianne Dion, participation et implication.

 

Marianne Dion-Lacoste est aussi d'une grande dextérité. Tricot, broderie et couture n'ont plus de secrets pour elle.  Cuisini;ere exceptionnelle, elle accueille souvent à sa table familiale des fournisseurs, des clients, des employés et la parenté. Il faut dire  ici que la résidence du couple Lacoste-Fion fut très souvent un lieu de rendez-vous. Aujourd.hui, Marianne Dion-Lacoste est une mère, une belle-mère, une grand-mère, et une arrière-grand-mère très aimée, admirée et respectée.

 

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Généalogie de Valmore Lacoste

 

Ses grands-parents :

François Lacoste - Octavie Vincelette

 

Ses parents:

Joseph Lacoste - Rose-Anna Paquette

 

Ses frères et soeurs :

Aimé, Aldéo, Gérard. Maurice, Cécile, Madeleine, Mariette

 

Ses enfants:

Jean-Guy, Luc, René, Réal, Michel, François, Denis, François.

 

 

 

 

Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Lacostades 1991 - Communauté : Généalogies du Québec
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 13:25

Les Lacostades Volume 2, Numéro 2 (juillet 1991)

Nos nouveaux membres

 

311.   Louise Lacoste   (Saint-Vincent-de-Paul, Laval)

312.   Martin Lacoste   (London, Ontario)

313.   Huguette Lacoste-Leclair   (Azilda, Ontario)

314.   Guy Ledoux   (Pointe-Claire)

315.   Michel Lacoste   (Montréal)

316.   Rolland Lacoste   (Mont Saint-Hilaire)

317.   Ginette Lacoste   (Sainte-Foy)

318.   Rose Lacoste   (Sainte-Martine)

319.   Gabrielle Lacoste-Bishop   (Saint-Zotique)

320.   André Lacoste   (Longueuil)

321.   Laura Lacoste-Guillaume   (Chomedey, Laval)

322.   Jacques Frémont   (Outremont)

323.   Richard Lacoste   (Montréal)

324.   Hélène Lacoste   (Bois-des-Filion)

325.   Pierre Lacoste   (Laval)

326.   Fernand Lacoste   (Saint-Calixte)

327   Stéphane Lacoste   (Mackenzie, Colombie-Britannique)

 

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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 00:04

Euphrosine dite Alphonsine Lacoste

 

Selon nos sources, Alphonsine Lacoste serait née vers 1871 et probablement dans la région de St-Jean-Baptiste de Rouville. Ses parents étaient Louis Lacoste et Rose-de-Lima Paré. Elle eut un frère, Vital, et une demi-soeur, Zérica.

 

La piété, la générosité, le respect des autres, la dignité et l'intégrité étaient les qualités de mme Lacoste. Elle avait aussi une dévotion particulière pour le Sacré-Coeur.

 

Mme lacoste était célibataire et, durant cinquante ans, elle fut sacristine de la paroisse st-Georges de Montréal (coin Bernard et Waverley).

 

Elle décéda à l'âge vénérable de 94 ans à Ville des Laurentides (St-Lin), le premier décembre 1965.

 

Merci à Madame Claire Doré # 171 de nous avoir fait connaître cette tante pour laquelle elle avait beaucoup d'affection.

 

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Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Fiches personnelles - Communauté : Généalogies du Québec
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 23:47

Henri Lacoste

Henri Lacoste naquit le 14 janvier 1884 et décéda le 23 avril 1957. Le 29 mai 1906, il épousa Des Neiges Blouin.

 

Henri Lacoste habita le quartier de la Longue Pointe à Montréal une grande partie de sa vie. Il exerça surtout deux métiers : celui de machiniste et de transporteur motorisé. Pour ce dernier métier, la précision "motorisé" est importante  compte tenu de l'époque où il le fit. On dit même qu'il fut le premier transporteur motorisé de l'Est de montréal. Henri Lacoste et Des Neiges Blouin laissèrent la descendance suivante : Gabrielle #90 (Alexandre St-Jean), Lucienne (Rodolphe Ledoux), Lionel #55 (Marie-Jeanne Tremblay) Hector, Eugène #18 (Marguerite Couture), Émilienne #123, Paul-André, Gérard, Roger (Adrienne Kingsley #219).

 

Henri Lacoste fut un homme honnête, sportif, passionné de mécanique et de précision. Il était chaleureux et généreux. J'oublie sûrement quelques unes de ses qualités, mais pour moi  elles se résument en cette pensée : il fut un formidable grand-père.

 

Jean Lacoste

 

 

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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 22:13

 

PIERRE LACOSTE

 

Mon père est né à Montébello le 6 janvier 1825 et à l'âge de 17 ans, il épousa Marie Turgeon. La même année (1842), avec son père et un bon grouppe de montébello, il vint prendre une terre dans le rang Saint-Louis. Comme tous les autres, il dut trimer dur pour défricher et subsister, cat ils n'avaient aucune aide, pas même pour l'ouverture des chemins. Il leur fallait tout faire à force de bras. Pour bâtir, ils durent scier leurs planches et madriers à bras avec une longue scie à dents spéciales pour scier le long du bois. Dans un pan de côté, ils bâtissaient un tréteau de 7 pieds de haut; ils appelaient ça un carré, et sur ce tétreau, ils plaçaient le billot qu'ils lignaient comme pour le bois carré; et avec un homme en haut et un autre en bas, ils sciaient en suivant la ligne. En 1852, des propagandistes aqméricains vinrent dans la région pour faire la propagande pour la colonisation de l'Illinois. C'était au temps de la poussée vers l'ouest des États-Unis. Avant l'entrée d'un nouvel état dans l'union, on faisait un référendum pour décider s'il serait esclavagiste  ou non-esclavagiste.

 

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Mon père vendit donc sa terre et, avec ses parents et un groupe de Saint-André-Avellin et de Montébello, il partit pour s'établir à Kankiki, dans l'Illinois, au sud de Chicago. Mon père  m'a raconté son voyage en bateau de Montréal à Détroit, et de Détroit à Chicago en chemin de fer.  Ce fut dans des wagons mixtes, si j'ose dire, voyageurs et marchandises; il fallait toute une journée, car c,était l'année de la complétion du système de voies ferrées à l'est de Chicago. Ils se dirigèrent ensuite vers Kankiki, situé au sud de Chicago. Le premier soir, ils couchèrent chez un nommé Le Vermitteur qui ne les encouragea pas beaucoup. Mon père s'engagea pour l'hiver chez un Américain dont je ne me souvient plus du nom. Il éplucha du blé d'inde tout l'hiver. Il n'aimait pas ce pays qui était en prairies sauvages et où les fièvres jaunes sévissait à l'année. Ils,en revint en 1853 et s'engagea en à ottawa chez Louis Lécuyer qui devint plus tard son beau-père. Quand il eut assez d'argent de gagné, il fit revenir ses parents. En 1855, Olivier Martel, à qui il avait vendu sa terre, n'ayant pu la payer, il reprit sa terre et mes grands-parents demeurèrent avec lui. Mon grand-père avait vendu sa terre à un dénommé Daoust. Mon père la lui racheta. Vers 1860, il fit bâtir une maison qui existe encore. Une maison de 24' par 30' avec un gros solage de 8', du côté du chemin. Cette maison était séparée en trois par des murs de pierres. Il y avait une cuisine de 12' par 15', du côté du chemin. une dépense au nord et une cave à l'est.

 

La suite du récit dans un prochain article.

 

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 23:07

Les mémoires d'un vieux radoteux (3)

par Philippe Lacoste

 

Cet accord dura jusqu'en 1850 lors de la demande de la Californie pour entrer  dans l'Union comme état libre car une partie du territoire de la Californie se trouvait au sud de la ligne 36 degrés 30 minutes. La lutte reprit de plus belle. Alors le congrès passa une autre loi par laquelle chaque état déciderait par référendum de son statut esclavagiste ou libre. La lutte continua entre le Nord et le Sud, ce qui aboutit à la guerre de Césession (1861-1865). Les états du Nord firent une forte propagande au Canada pour amener des colons non-esclavagistes. C'est cette propagande qui décida le groupe dont nous avons parlé dans l'article précédent à émigrer. Mais la plupart revinrent au Canada. Quelques uns y restèrent dont Étienne Racicot et Fabien Lacoste qui apostasièrent avec Chiniquy qui était leur curé. Mon grand-père revint au Canada en 1854 et alla demeurer avec son père qui, en 1855, avait repris sa terre. Il demeura avec son père le reste de sa vie. Mon grand-père passa une partie de l'hiver à battre le grain pour les voisins, battage au fléau et vannage au van pour le treizième minot. Il mourut le 8 juillet 1865 à l'âge de 71 ans et ma grand-kère le 14 décembre 1876, à l'âge de 82 ans. Ils reposent dans le cimetière de Saint-André-Avellin, près de l'église.

 

Le 22 octobre 1814,  mariage entre Charles Lacoste et Josephte Riendeau.

Pardevant les notaires de la ville et district de Montréal, Province du Bas-Canada, soussignées, furent présents Pierre lacoste demeurant dans la paroisse de Bouchervile stipulant pour Charles Lacoste son fils âgé de vingt ans à ce présent et consentant d'une part, et François Riendeau et Louise Brais son épouse de luy autorisée demeurant dans la dite paroisse de Boucherville stipulant pour leur fille Josephte Riendeau leur fille mineure âgée de vingt ans à ce présente et consentante d'autre part,

Lesquelles parties de l'avis et de l'agrément  de leurs parents et amis pour ce assemblés, savoir de la part du dit Charles Lacoste, de son père d'Angélique, Josephte et Marguerite Lacoste ses soeurs, d'Étienne et Charles Racicot sesw beaux-frères, de Joseph Carignan et Marguerite Aubertinj sa fme, ses oncle et tante Pierre Levasseur et Marie Chauvin sa fme, ses cousins et cousines, Clément Lacoste et aussi son cousin Mariane Chapron (sic) sa tante Jean-Ete Viger, Bonaventure Viger et Louise Levasseur sa fme, François Cerré et Ursule Brin sa fme, Jean-Baptiste Racicot, François Viger, Charlotte Roy Joseph Riendeau ses amis de Charles Boucher de Gros-Bois et Charlotte Normandin son épouse et amis,

Et de la part de la dite Josephte Riendeau de son père et mère, François et Joseph Riendeau ses frères, Geneviève Riendeau sa soeur ... Joseph Braie et Marguerite Adam sa fme, ses oncles et tante, Catherine Renaud sa belle-soeur, Joseph Nantel son oncle, Reinette Braie Archange Braie ses cousines Geneviève Normandin son amie ont fait et accordé entre elles les traités et conventions de mariage qui suivent:

C'est à savoir que le dit >Charles Lacoste et la dite Josephte Riendeau ont promis se prendre mutuellement pour légitimes époux au nom et lois du mariage pour iceluy faire céléébrer en face de notre mère la sainte Église sitôt qu'une des parties en requerra l'autre et qu'il sera avisé et délibéré entre eux parents et amis. Seront les dits futurs époux un sol commun en tous biens meubles et conquêtes immeubles qu'ils auront et feront ensemble durant et pendant le dit futur mariag aux us et coutumes anciennes suivies en ce pays suivant laquelle la dite communauté sera régie et gouvernée.

Encore qu'ils se sont ... leur demeure ou des acquisitions en pays et coutumes contraires auquelles ils ont expressément renoncé par les présentes. Ne seront néanmoins les dits futurs époux tenus dettesl'un et l'autre et crées avant le dit futur mariage mais si aucune se trouve elles seront payées et caquittées par celui ou celle qui les aura faites et créées et sur ses biens sans que l'autre en ses biens en soit aucunement saisi ni recherché. Le dit époux a doué et donné à la future épouse de la somme de six cents livres ou shillings de copper de douaire de préfix à payer à prendre sur le plus clair et appparence des biens du dit futur époux sitôt que douaire aura lieu sans être tenu d'en faire demande en justice. Lequel principal sera égal et réciproque en faveur des dits futurs époux de  la somme de trois cents livres ou shillings..... prendre en deniers comptant ou en meubles de la dite future communauté au choix du dit survivant suivant les pièces de l'inventaire hors part... Prendre en outre le dit survivant sa chambre et lit garni tels qu'ils se retrouveront pour lors les ensemble ses linges et hardes à son usage et pour la dite future épouse ses bagues et bijoux.

Advenant la dissolution de la dite future communauté soit par mort ou autrement sera loisible à la dite future épouse et ses enfants qui naîtront du dit futur mariage de l'accepter ou renoncer et en cas de renonciation remporter franchement et quittement tout ce qui justifie y  avoir apporté et tout ce qui lui sera échu et advenu pendant icelle soit par succession dons donations legs ou autrement ses douaires et principal tel que dessus sans être tenu d'aucune dette ni hypothèque de la dite future communauté.

>Encore qu'elle y eut parlé(?) obligé ou y soit condamné dont elle sera indemnisé par le dit futur époux et sur ses biens pour laquelle indemnité et autres conventions du présent futur époux elle aura son hypoth`que dès ce jour. Se prenant les dits futurs époux avec leurs biens et droits sans plus ample désignation. En faveur du dit futur mariage le dit Pierre Lacoste tant en son nom qu'au nom de Françoise Aubertin sa femme par laquelle il promet de faire agréer les présentes... & a promis donner au dit Charles Lacoste son fils en avancement de hoir et dont sera tenu faire rapport ;a leur succession future savoir un cheval avec le harnais une carile une marmite six cuillers d'étain six fourchettes d'acier six assiettes de grey plus un cochon de dix-huit mois, le tout livrable sitôt après la célébration du dit futur mariage, excepté le cochon qui ne sera livrable qu'à la St_micjel de l'année prochaine. Et de la part de François Riendeau et de la dite Louise Braie son épouse de luy autorisée, ont promis donner à la dite josephte Riendeau leur fille et la future épouse, en avancement d'hoir et dont sera tenu faire rapport à leur succession future à savoir un lit garni hors le tour du lit, un buffet fermant à clef plus une vache le tout livrable après la célébration du futur mariage. Et pour la bonne amitié que les dits futurs mariés se portent l'un à l'autre, ils se sont faits et se font par les présentes donation viagère mutuellement réciproque au survivant d'eux ce acceptant de tous et un chacun les biens meubles et immeubles acquis, conquis et propres qui se trouveront être et appartenir au premier mourant des dits futurs époux au jour et heure de son décès de quelque nature qu'il soit sans en rien réserver et retenir pour tous les dits biens par le dit survivant en jouir en usufruit sa vie durant à sa caution giratoire et en faisant bon et loyal inventaire. La présente donation ainsi faite et pourvu toutefois qU,au jour et heure du décès du premier mourant il n'y ait aucun enfant né ou à naître du dit futur mariage ou en ayant ey ils vincent à décéder avant d'avoir atteint l'âge de la majorité ou s'être pourvu du mariage ou autrement auquel cas la présente donation reprendra sa première force et vertu car ainsi & faire inaninuer (sic) les présentes partout où besoin sera les dites parties ont constitué leur procureur le porteur auquel & et pour l'exécution des présentes les dites paries ont élu leur demeure en leur demeure ordinaire auquel lieu & Promettant & Renonçant & Fait & Passé à Boucherville le vingt-deuzième jour d'octobre avant-midi et les dits futurs époux et la plupart des parent et amis ont déclaré ne savoir signer de ce requis et ont signé avec nous notaire lecture faite et ainsi signé à la minute

Charles Grosbois, François Viger, Pascal Trudelle, Bonaventure Viger, Fils Ursule Brin, Rémi Boileau méépé avec paraphe du notaire soussigné. Deux mots rayés nuls les renvois en marge sont bons.

J.P Gauthier

 

La suite des mémoires d'un vieux radoteux dans un prochain article.

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 20:53

Fernande Lacoste-Robitaille

 

Fernande Lacoste-Robitaille nous a quitté le 4 janvier 1991 après une pénible maladie. Avec son départ, disparait à nos yeux, une des grandes femmes Lacoste.

 

Dans la tradition des Marie-Louise, Marie, Justine, Thaïs et combien d'autres, Fernande a été une femme forte au sens de l'Écriture.

 

Après une éducation soignée au pensionnat des soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-Marie à Outremont, Fernande a servi de secrétaire à sa tante Justine Lacoste, fondatrice de l'hôpital Sainte-Justine pour les enfants. Ce modèle a marqué toute sa vie. Bénévole à l'hôpital, elle a d'abord élevé une famille de six enfants et en adopte un septième, puis elle poursuit ses études universitaires en administration hospitalière pour devenir la directrice du service des bénévoles à l'hôpital Sainte-Justine pour les enfants pendant vingt-et-un ans. Femme active, elle a fait partie de la Société d'Études et de Conférences. Elle a voyagé pour découvrir les initiatives dans le domaine du bénévolat; elle a même poussé une pointe en Chine.

 

Ses nombreuses activités ne lui ont pas fait négliger sa famille. Elle réunissait régulièrement ses sept enfants et ses dix-sept petits-enfants à l'occasion des fêtes et participait aux réalisations scolaires et para-scolaires de ses petits-enfants.

 

Chrétienne engagée, elle servit durant plusieurs années sur le conseil d'administration de l'Institut de Catéchèse du Québec.

 

Très unie à son mari qu'elle aimait profondément, elle a eu la très grande joie de célébrer avec éclat les noces d'or de son mariage à la chapelle du Sacré-Coeur de l'église Notre-Dame.

 

Intéressée à la généalogie de sa famille, elle a reçu chez elle, bien que déjà très souffrante, le noyau de l'équipe provisoire qui devait donner naissance à notre Association des Familles Lacoste.

 

Un de ses derniers gestes fut d'offrir à l'hôpital Sainte-Justice une belle statue de la petite sainte Justine réalisée par Monna pour la chapelle de l'hôpital.

 

L'église Saint-Germain remplie de parents et d'amis à l'occasion de ses funérailles témoignait du souvenir de cette femme remarquable qui sut concilier ses rôles sociaux et familiaux dans notre société.

 

Norbert Lacoste P.H.

 

 

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 04:00
Lacostades Volume 2, Numéro 1  (Janvier 1991)
(Les Lacostades sont rédigées par M. Jean Lacoste)



Nouveaux membres



305   Denis LACOSTE  (Soëllingen, Allemagne)
306   Marc LACOSTE   (New York, Ontario)
307   Thérèse BEAUPRÉ   (Repentigny)  
308   Josée LACOSTE-BOIVIN   (Saint-Mathias)
309   Fabienne THIBERT-FRENETTE  (Brossard)
310   Fernande LACOSTE   (Île Perrot.)

 

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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 20:50

Les mémoires d'un vieux radoteux (2)

par Philippe Lacoste

 

Ma tante mourut au mois de février 1897 et, en 1902, ils allèrent s'installer à Blézard-Valley, Mon oncle Raphaël avec Hermésine Bélisle, mourut relativement jeune et sa veuve se remaria avec un  dénommé Leblanc de East-Trmpleton. Ils eurent trois enfants. Une fille qui se maria avec Ed. Potvin de East-Templeton et deux garçons, Ovila et Raphaël, qui partirent jeunes pour Détroit puis vers l'Ouest canadien et américain, pour s'établir finalement à Priest-River dans l'Idaho non loin de la frontière canadienne, une vallée très fertile. Raphaël, lors d'une visite, apporta un pied d'avoine qu'il avait arraché et pilé pour mettre dans sa valise. Une fois dressé, il mesurait 7 pieds. La grande fertilité des vallons s'explique par le fait que les rivières, qui prennent leur source dans des montagnes très abruptes, lavent ces montagnes depuis des milliers d'années et charrient les détritus animaux et végétaux. À la crue des eaux, les rivières inondent ces vallons et y laissent ces détritus en se retirant. Ce phénomène est semblable à celui de la vallée égyptienne, qu a gardéi, malgré des années de culture, sa fertilité et ce grâce à l'apport d'engrais que lui apportent le Nil et son connfluent  le Nil bleu qui prend sa source dans les montagnes d'Éthiopie. Pour en revenir à mon récit, Ovila se maria aux États-Unis puis divorca et on n'en eut plus d'autres nouvelles. Raphaël revint s'établir à Montréal vers 1914 et épousa Cléphir Campeau de East-Templeton. Une fille leur survécut, Germaine, mariée à Paul Panneton. Ils demeurent à Montréal.

 

CHARLES LACOSTE DIT LANGUEDOC

Mon grand-père, Charles Lacoste, est né à Boucherville en 1794 et se maria le 24 octobre 1814 à Josephte Riendeau. Le 14 mars 1821, il acheta de Joseph Thomas dit Tranchemontagne, une terre située à un mille en bas de Montébello, en face du pont de la rivière Saumon sur la vieille route. C'est là qu'il vint demeurer, et c'est là que mon père est né le 6 janvier 1825. En 1842, avec un groupe de Montébello dont Louis Racicot, Raphaël Marcotte, Augustin Bélisle et Vital Bertand, il vint s,établir dans le rang Saint-Louis. Il y prit une terre du seigneur Papineau. Une autre famille Lacoste, des petits-cousins de mon père, vint aussi s'établir dans le rang Saint-Louis. Il s'agit de François, Eusèbe, Charnum, Samuel et Clément Lacoste ainsi que Clément Dion marié à Clémentine Lacoste. La vie de colon était très dure dans ce temps-là. Il lur fallait défricher un endroit pour y bâtir lerur première maison. tout se faisait à la hache. On ne parlait pas de scie à chaîne dans ce temps-là. Le bois de pin et de chêne était réservé au seigneur. On employait le cèdre pour bâtir. Le bois franc n'avait de valeur que pour le fendre afin de faire de la potasse. Pour ce faire, il fallait couper et empiler le bois pour le faire brûler puis recueillir la cendre dans une espèce de trémie que l'on fabriquait avec une auge et des planches de bois fendues. On arrosait la cendre et on recueillait la lessive pour la réduire en potasse. Cette potasse était vendue à Montébello. Le Canada expédiait beaucoup de potasse en Europe, mais la découverte de gisements de potasse en Yougoslavie ruina le commerce. Il arrivait quelquefois qu'in orage vînt tout gâter avant qu'on ait pu recueillir la cendre et il fallait tout recommencer.

 

En ces temps-là, tous les gens, ou à peu près, étaient très pauvres. L'hiver, les hommes allaient aux chantiers pour huit à dix dollars par mois. L'été revenu, ils se hâtaient de défricher pour pouvoir semer un peu de sarrazin, lequel était ensuite moulu pour en faire des galettes. c'était la base de leur nourriture. On semait aussi des pois pour la soupe. aussitôt qu'il le pouvait, s'ajoutait de la vache, du porc ou du mouton à ce menu. C'était évidememnt à la condition qu'ils aient assez grand de "désert"  pour les nourrir. La chasse et la pêche les aidaient aussi à subsister. Notons qu'il y avait beaucoup de tourtes à cette époque.

 

Ils défrichèrent les hauteurs et même les coteaux en premier et ceci en raison du bois franc pour la potasse. Les terrains bas furent défrichés en dernier. Ils devaient tout faire à la main. Le brayage du lin, le tissage du lin et de la laine pour s'habiller, le nattage de la paille pour les chapeaux ainsi que le plissage de la peau de boeuf pour les souliers. La terre était fertile et tout poussait abondamment. Ils semaient à la pioche à travers les souches.

 

Ils faisient partie de Montébello et ils allaient à la messe à travers les bois, parcourant une distance de près de dix milles. Ils traversaient la Nation au Portage. Ils étaient très pauvres et cependant ils étaient heureux avec leurs familles nombreuses, car ils avaient un courage à toutes épreuves et une foi inébranlable. C'était une vie de misère que les générations d'aujourd'hui ne toléreraient pas.

 

En 1852, mon grand-père vendit sa terre et, avec mon père ainsi qu'un bon groupe de Saint-André-Avellin et de Montébello, ils émigrèrent aux États-Unis.  Ils s'établirent à Kankiki au sud de Chicago dans l'Illinois. Il y avait alors beaucoup de trouble aux États-Unis à propos de l'esclavage. Le Congrès avait aboli l'esclavage mais les états du Sud s'objectèrent, prétendant que, sans les esclaves,  ils ne pouvaient cultiver le coton et la canne à sucre. En 1821, le Congrès adopta un compromis selon lequel la ligne 36 degrés 30 minutes serait la ligne de démarcation entre le nord et le sud. L'esclavage serait permis au sud de cette ligne et défendu au nord. Cet accord dura jusqu'en 1850 lors de la demande de la Californi pour entrer dans l'union comme état libre.

 

(LA SUITE DANS UN PROCHAIN ARTICLE)

 

 

 

Par Donald Lacoste dit Languedoc - Publié dans : Cahiers d'histoire - Communauté : Généalogies du Québec
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